DE LA SÉPARATION A L’UNITÉ

DE LA SÉPARATION A L_UNITÉ

La croyance dans l’unité remplace celle d’être à part

L’ego a insisté longtemps sur la fait que nous sommes distincts de tous les autres et donc spéciaux. Cette conviction obstinée signifiait que nous nous comparions constamment aux autres et rivalisions pour obtenir ce que nous désirions ; nous avons appris à nous battre et même à faire la guerre, pour soutenir cette notion. Le conflit est une partie nécessaire de la croyance de l’ego qui dit que nous sommes à part, et le besoin de dominer et détruire fait partie de cette mentalité.

En retournant vers « nos origines », un sentiment d’unité remplace peu à peu celui d’être à part. La source de notre Être nous dit que nous sommes tous liés les uns aux autres et le désir de rivalité s’estompe, le gout de dominer est remplacé par la compassion, et contrôler les autres n’a plus d’attrait. Le langage de l’Esprit nous informe, dans le langage du Tao-tê-king, de ne jamais songer à conquérir les autres par la force, car tout ce qui est imposé se dégrade rapidement. Ce n’est pas en harmonie avec la Voie. Tous les conflits, personnels ou à l’échelle mondiale, surgissent quand nous nous éloignons de la source de notre Être. Grace à sa croyance en la distinction, l’ego nous dirige vers la force plutôt que le pouvoir. Les paroles de Jésus sont encore une fois en harmonie avec l’ancien Tao : « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu! » (Mathieu 5:9). […]

Nous commençons à réaliser que nous sommes liés en esprit à tout ce que nous croyons qu’il manque dans notre vie.

Durant le matin de la vie, l’ego à insisté sur le fait que nous sommes à part de tout ce qui manque dans notre vie et qu’il faut courir après nos désirs. Il nous pousse à lutter, à nous battre, à travailler fort et à appliquer une approche de la vie délibérément ambitieuse, car il a décrété que c’est ainsi que nous serons considérés par les autres comme ayant réussi. Convaincus que nous sommes à part, nous en concluons que ce qui manque vient de cet état de fait. Pourtant, nous venons d’une unité qui ne connait pas cela. La source de notre Être nous rappelle gentiment que nous sommes liés à tout, et donc aussi à ce que nous pensons qui manque.

Ce chapitre nous incite à faire le virage, c’est à dire retourner vers quelque chose qui n’est pas familier à l’ego. Le Tao-tê-king nous rappelle que le grand Tao est omniprésent, autrement dit qu’il n’y a pas de lieu où il n’est pas. Et Jésus proclame : « le royaume de Dieu est au milieu de vous » (Luc 17:21). L’ego, en revanche définit le fait d’être à part comme la séparation de tout ce que nous ne pouvons pas saisir avec nos sens.

Lorsque nous reprenons la voie pour nous reconnecter à la Source, le parcours est parfaitement illustré par un alignement dans lequel nous pensons et agissons comme le Tao qui circule partout. Le Tao qui « couvre toutes les créatures comme le ciel, mais sans les dominer. Toutes choses y retournent comme à leur lieu de résidence, mais le Tao ne les traite pas de haut. » Tandis que nous empruntons cette direction, il n’y a aucune possibilité de pénurie ou de manque. Nous sommes alors content et reconnaissant de ce que nous avons.

Nous commençons à faire confiance à la sagesse qui nous a créés

L’ego nous dissuade de croire en notre Divinité, puisqu’il insiste sur le fait que nous sommes distincts de Dieu. La Source de notre être nous dit, elle, que nous sommes une partie inséparable de Dieu. Si nous croyons ce que Jésus à enseigné, que « Moi et le Père somme un » (Jean 10:30), alors l’ego n’a pas de raison d’être.

En entreprenant notre voyage de retour, nous voyons la sottise de continuer à croire que la source de notre être pourrait être distinct de nous. Nous savons que nous ne sommes pas des créatures distinctes, craintives, dépendantes d’un dieu d’humeur d’humeur variable, et parfois malveillant pour notre survie. Nous commençons à nous percevoir comme Lao-tzeu le décrit : « s’occuper du corps et de l’âme, mais embrassant l’Un » Nous abandonnons la concentration matérielle de l’ego et ne pouvons plus nous voir distincts de Dieu.

En devenant Un avec notre source, ,nous commençons le processus de réalignement, en pensant  et contemplant davantage comme Dieu. Nous acquérons la sagesse nécessaire pour comprendre ces mots de Thomas Troward : « Si vous réfléchissez en vous harmonisant à l’Esprit, vous détenez alors le même pouvoir que celui-ci. » Cette idée est l’anathème de l’ego. Mais l’unité, la plénitude que nous sommes réellement, se révèle lorsque nous commençons à faire confiance à la sagesse qui nous a créés.

 

LE VIRAGE, Wayne W. Dyer

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